Sodiko a été divisé en 6, puis 15 et aujourd’hui 13 blocs. Mais on se rend compte que l’encadrement des populations par les chefferies de blocs (en photo 7 des 13 chefs de blocs) n’est toujours pas à la hauteur des attentes. Pourquoi et comment y remédier ?

Lorsqu’un village est grand, le Chef traditionnel peut le subdiviser en bloc. Cette organisation peut être revue en fonction soit de l’accroissement des populations dans les blocs, soit du comportement des responsables. Jusqu’en 2005, Sodiko avait 6 blocs dont les chefs avaient pour certains développés des habitudes de roitelets.  Ceux-là se comportaient comme le chef traditionnel de Sodiko dont ils ne sont pourtant que les représentants locaux. Depuis sa désignation en 2004, le chef traditionnel actuel a plusieurs fois redessiné la carte des blocs de Sodiko, dans l’espoir que les nouveaux chefs de blocs apporteront un souffle nouveau à l’institution et que les anciens se remettront en cause. Peine perdue. A l’exception de quelques cas, les chefs de blocs sont à la traîne des initiatives et du rythme de travail de la chefferie supérieure. Seuls les chefs de blocs Ngangue (bloc 4), Ndamè (bloc 5), Tiako (bloc 6), Djemba (bloc 7), Mayiba (bloc 9) et Nkouamo (bloc 12) rendent un service relativement satisfaisant. Certains comme Lima Daïga (bloc 1) très dynamiques au départ, sont de moins en moins visibles du fait arguent-ils de nombreux autres engagements, qu’ils s’empressent de qualifier de passager comme pour dire que demain sera meilleur.

De nombreuses initiatives ont pourtant été prises : Séminaires d’imprégnation, réunion mensuelle des chefs de blocs… Rien n’y fait. La mise en place du Ceriac (Cercle de Rencontre, d’Initiative et d’Action de la Chefferie), un regroupement de tous les responsables de Sodiko et des élites cooptées n’a pas apporté grand-chose, même si en dehors des chefs de blocs, le Ceriac a des résultats positifs incontestables. Tout a pourtant été tenté, de l’agrandissement à l’éclatement des blocs. Il a été demandé aux chefs de blocs de s’entourer des élites pour former une équipe forte et dynamique. Mais certains craignent que les élites ainsi cooptées ne viennent leur faire de l’ombre. Paradoxalement, certaines personnes qui ont toutes les qualités pour s’investir dans cette tâche et pour participer au développement de leur zone préfèrent rester en retrait, mais n’oublient pas de crier très fort contre les rares qui acceptent de s’engager si les résultats ne sont pas au niveau souhaité. Le chef de bloc qui agit au nom du chef du village a en charge les questions de sécurité, d’hygiène et de salubrité de son unité de commandement. C’est lui qui doit rapporter au chef du village tout ce qui se passe dans son bloc et lui présenter les ressources humaines disponibles pour une tâche donnée. Il participe au gouvernement de village en faisant en sorte que l’administration à travers le chef du village ait la bonne information sur les préoccupations des populations.

(Nkouamo Guillaume ici lors de son installation en 2009 comme Doyen des Chefs de blocs par Sa Majesté le Chef de Sodiko)

A Sodiko, pourtant l’un des villages et quartiers les mieux structuré de Bonabéri, la réflexion suit son cours sur comment rendre les chefferies de blocs plus efficaces. S’agissant de la question foncière, la chefferie centrale du village a décidé que tout bloc dont les habitants viendront s’enregistrer pour les attestations coutumières recevra en retour le 1/3 du montant payé. Cet argent servira sous la gestion de la chefferie de bloc à l’entretien des routes intérieures. Un autre effort de la chefferie centrale a été le lancement dans les blocs d’une vaste campagne de lutte contre le paludisme avec l’appui de CCA/SIDA, l’organisation spécialisée du patronat camerounais. La dernière réunion du Ceriac en avril 2013 a retenue l’idée d’une tournée de la chefferie et des organes centraux dans les blocs, pour booster le moral des uns et des autres et procéder à l’installation et à la présentation des chefs de blocs qui depuis leur nomination n’avaient encore fait aucune demande d’installation.

Cela suffira-t-il à relancer les chefferies de blocs ? Difficile  dire. Ce qui est certains, c’est qu’il faut rapidement trouver une solution, même si cela doit passer par un regroupement de certains blocs.         

Robson

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Le Village Sodiko - est situé à Douala

L’histoire du peuple de Sodiko est une odyssée qui s’est vite transformée en épopée en ce que ces termes ont de plus noble et de plus valorisant.

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