Son nom complet est Conseil Economique, Social, Culturel et sportif de Sodiko. Il est l’une des nouvelles institutions crées par le Chef de Sodiko en avril 2013. Genèse, missions et défis d’un nouvel organe au service du développement (en image et de g à d: le vice président, le chef de Sodiko, le président. derrière, 2 trésoriers adjoints).

En novembre 2010, le bureau exécutif du tout premier comité de développement de Sodiko rural est installé devant un parterre impressionnant de Chefs traditionnels et de personnalités diverses venues des dix régions du Cameroun participer aux journées des communautés (JDC). Le vaste de la cérémonie n’a d’égal que l’espoir placé en cet organe qui doit veiller à un développement harmonieux du village. Tout commence bien. Des journées de propreté sont organisées, l’éclairage public est pris en charge, les routes font l’objet de l’attention des responsables. Les populations adhèrent à cette nouvelle démarche et décident que chaque nouvel arrivant au village devra contribuer à hauteur de 50 000francs au développement et à l’entretien des espaces communs. C’est hélas, le début des difficultés car dès cet instant et très vite, l’argent divise. Pour certains, le bureau fait très peu avec tout ce qu’il reçoit. Pour d’autres, le montant exigé est élevé. Pour le bureau, il n’y a pas assez de ressources pour répondre  toutes les attentes. La Chefferie vient alors à la rescousse en débloquant le budget nécessaire à la réfection de trois points d’eau et à la pose puis l’alimentation de nouveau poteaux électriques. Dans le même élan, la Chefferie offre au comité de développement du matériel de travail neuf (brouettes gangs, tondeuse électrique, machettes…), à charge pour lui de l’utiliser pour la propreté du village et de le rentabiliser à travers une location périodique. Rien n’y fait et le malaise perdure, y compris entre les membres du bureau. Les accusations commencent à fuser. On ne sait plus qui gère quoi et qui perçoit quoi. Ni les réunions de crises convoquées à la Chefferie, ni les débats en assemblées générales du village ne permettent de d’établir les responsabilités. Le 26 novembre 2012, le chef de Sodiko n’a pas d’autre solution que d’abréger de quelques mois le mandat du bureau du comité de développement. De nouvelles élections sont programmées en janvier 2013, le délai de dépôt des candidatures étant le 10 janvier 2013.

Aucune candidature ne sera déposée et pour cause, les membres du bureau du Comité de développement ont l’obligation d’habiter Sodiko Rural. Or les natifs qui n’ont pas sur place le profil idoine pour la présidence, n’entendent pas que ce poste soit occupé par un membre des communautés nouvelles. Ces dernières pour leur part, tiennent des réunions de concertations pour savoir quelles sont les compétences disponibles. L’initiative est mal vécue par les premiers qui, connaissant l’option irréversible du Chef du village pour l’intégration, craignent que Sa Majesté ne choisisse un membre des communautés nouvelles à la tête du Comité de développement de Sodiko Rural. Si cette option est désormais une réalité à Sodiko Urbain, les natifs estiment qu’une telle avancée à Sodiko Rural serait prématurée et en tout cas les frustrerait profondément. Comment ne pas frustrer les natifs, ne pas exclure les communautés nouvelles et obtenir l’adhésion et l’implication de toutes les compétences ?

Sa Majesté Essombey Ndambwe Ness Ruben va y répondre en surprenant tout le monde par la dissolution définitive du comité de développement et la création du conseil économique, social, culturel et sportif de Sodiko Rural. Contrairement à ce qui était prescrit au défunt comité de développement, les natifs et les membres des communautés nouvelles peuvent être membres du bureau du Conseil, sans discrimination du lieu de résidence. Ceci a l’avantage de rassembler toutes les compétences locales ou de la diaspora nationale. Une autre innovation est que le conseil est subdivisé en 6 commissions spécialisées, chacune ayant une certaine autonomie et une ligne budgétaire spécifique dans les livres de la trésorerie générale. Précaution supplémentaire  prise, le premier bureau du Conseil sera désigné par le chef du village après des nombreuses consultations. C’est après le mandat actuel de ce bureau (3 ans) que des élections seront organisées conformément aux textes organiques du conseil. Grâce à cette configuration, le premier bureau du conseil économique, social, culturel et sportif de Sodiko a été désigné (voir texte dans la rubrique administration). Des filles et fils du village et des communautés nouvelles ont été placés à des postes qui correspondent à leur capacité et à leur tempérament. Le Président Douala Rodolphe et le Vice-Président Moundene Jacques sont des personnalités de consensus qui ne trainent pratiquement aucune casserole dans les affaires du village. Le Secrétaire Général du Conseil Jippè Moukoko et son adjointe Madame Tendo Sarah vont leur apporter la vigueur et l’enthousiasme nécessaires. Le Trésorier adjoint Ta’amba et les conseillers Mbongni et Essombey Luciole sont également des personnes crédibles et respectables qui complètent l’équipe.

Le travail du conseil incombe principalement aux 6 commissions. Chacune a en charge un volet spécifique du développement du village. Les routes, l’électrification et l’eau, les espaces communautaires et les investissements, l’hygiène et l’environnement, la formation, l’insertion et le social, la culture, le sport et les loisirs. C’est à ce niveau que tout doit se faire. Une fois que le bureau central aura donné l’impulsion et validé les plans d’actions, il reviendra à chaque commission de se mettre au travail. La chefferie a donné quelques pistes. Il faut planter des arbres tout au long des routes qui doivent régulièrement être entretenues ; Il faut délimiter et préserver des zones écologiques ; Il faut développer un éco-tourisme dans la mangrove et les nombreux cours d’eau du village ; Il faut délimiter et ménager un marché de vivres et de bétail et éloigner les élevages divers des zones d’habitations ; Il faut organiser des séances de formation aux petits métiers pour les jeunes et les sans emploi ; Il faut limiter la spoliation des terres ; Il faut construire la nouvelle Chefferie que les générations futures recevront en héritage.

Le chantier est donc vaste et il appartient au bureau du Conseil économique et social de l’engager. Des partenaires seront sollicités et en fonction de l’engagement qu’ils constateront sur place, ils pourraient accepter de s’investir dans tel ou tel aspect. Mais il faut que les Sodiko natifs et des communautés nouvelles, membres du Conseil, sachent que le premier rôle est le leur. A eux de s’approprier le développement et la préservation de leur environnement. A eux de donner à d’autres l’envie de venir en appui. A eux de montrer que le Conseil économique, social, culturel et sportif de Sodiko est la structure qu’il fallait. (en image les 2 animatrices de la com aff sociales et formation)    

Kristophe Djangoua

À Propos de Sodiko

Le Village Sodiko - est situé à Douala

L’histoire du peuple de Sodiko est une odyssée qui s’est vite transformée en épopée en ce que ces termes ont de plus noble et de plus valorisant.

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